Dans cette bande dessinée muette à l'esthétique rétro-futuriste, Lucas Varela dépeint un monde où l'État, l'industrie et les médias se sont unis pour contrôler une population consumériste, gavée de malbouffe et de contenus ineptes. Il met également en scène une histoire rocambolesque teintée de burlesque et d'humour noir. Ses personnages rappellent ceux du cinéma muet, aspirés malgré eux, maltraités et jetés dans l'action à leur corps défendant.
Traquée par un essaim de vers extraterrestres roses, semblables à des spaghettis, une créature se lance dans une fuite effrénée à travers l'espace-temps à bord de sa soucoupe volante. Elle atterrit sur une planète gouvernée par une société dystopique, dominée par deux géants de l'agroalimentaire et leurs logos « kawaii ». Lorsque l'une des deux entreprises décide de s'approprier la technologie extraterrestre pour prendre l'avantage sur son concurrent, la guerre commerciale qui les oppose dégénère en bain de sang. Un employé rêveur et un robot sensible, appartenant à des camps opposés, se retrouvent impliqués dans des opérations terroristes. Pendant ce temps, la menace des vers extraterrestres plane sur la ville… La journée s'annonce longue.
Publiée initialement par Delcourt, cette nouvelle est aujourd'hui réimprimée dans une version révisée et enrichie d'une trentaine de nouvelles pages, dans un format généreux qui met pleinement en valeur le sens du détail de Varela.